03 octobre 2008

Psaumes d'une farouche hétaïre 1

Psaumes d'une farouche hétaïreIGlyceraMes baisers sont légers comme ces éphémèresQui caressent le soir les grands lacs transparents,Et ceux de ton amant creuseront leurs ornièresComme des chariots ou des socs déchirants.(Charles Baudelaire)"Glycera, ma blanche Glycera, mon astre...A l'heure où s'écrivent ces pitoyables mots, ton corps tendre repose en paix, à l'ombre sereine d'un mausolée. Ta mort m'est un soulagement en ce que tu n'apprendras jamais en quel être démentiel je me suis transformée. Tout allait merveilleusement... [Lire la suite]
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04 octobre 2008

Psaumes d'une farouche hétaïre 2

Psaumes d'une farouche hétaïreIIAlexandreNous aurons des lits pleins d'odeurs légères,Des divans profonds comme des tombeaux,Et d'étranges fleurs sur des étagères,Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux. (Charles Baudelaire)"Ma lumineuse Glycera, lanterne de ma vie,Ma fureur enflamma Persepolis, flambeau crépitant, témoin du malheur qui oppressait -et oppresse encore- mon cœur meurtri par ta perte. De ma main délicate j'ai tendu à cet amant si puissant, la torche incandescente, rougeoyant dans l'obscurité nocturne. Et... [Lire la suite]
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06 octobre 2008

Psaumes d'une farouche hétaïre 3

Psaumes d'une farouche hétaïreIIIPtoléméeDéesse dans l'air répandue,Flamme dans notre souterrain !Exauce une âme morfondue,Qui te consacre un chant d'airain.(Charles Baudelaire)"Ma blanche, blanche Glycera...Aux yeux de tous, la mort s'est abattue, vive et cruelle, sur le front serein de la belle Thaïs. Je suis morte. Il le fallait, je devais faire croire à ma perte pour préserver mon secret d'éternité et le prix immense que je paie pour en disposer. Après la disparition d'Alexandre, je fus l'amante de son successeur,... [Lire la suite]
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10 octobre 2008

Psaumes d'une farouche hétaïre 4

Psaumes d'une farouche hétaïreIVOleris"C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent."(Charles Baudelaire)"Ma si blanche,Chaque nuit je plonge un peu plus profond dans l'insondable abîme de l'horreur. Même en vivant au coeur de terres aussi ivoirines que les reflets argentés de ta chevelure je sombre. Je m'enlise dans cette fange sanguinaire qui est l'apanage de tout... [Lire la suite]
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